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La Guerre Américo-iranienne et la réalité de l’Iran

بسم الله الرحمن الرحيم

La Guerre Américo-iranienne et la réalité de l’Iran

(Traduit)

Question:

Les attaques américaines contre l'Iran et les réactions iraniennes à ces attaques se poursuivent depuis plus de trois mois. (« Le commandement américain a déclaré avoir mené des frappes de précision ciblant une station de commandement militaire terrestre iranienne sur l'île de Qeshm. En réponse, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir visé une base américaine dans la région. » — Al Jazeera, 3/6/2026). De même, les attaques de l'entité juive contre le sud du Liban se poursuivent. (« Les affrontements ont continué toute la nuit entre "Israël" et le Hezbollah dans le sud du Liban, malgré l'annonce de Trump selon laquelle les deux parties avaient accepté une cessation des hostilités avant un nouveau cycle de négociations entre le Liban et "Israël", prévu aujourd'hui à Washington. » — BBC, 2/6/2026). Le 28/2/2026, l'Amérique, avec son protégé, l'entité juive, a lancé une agression contre l'Iran qui a duré environ 40 jours, tuant une quarantaine de hauts responsables politiques et militaires, dont son Guide suprême, Ali Khamenei. L'objectif était de renverser le régime ou de le transformer d'un État satellite en un État subordonné. Cela ne s'est cependant pas produit. S'en sont suivies des négociations indirectes au Pakistan entre l'Iran et l'Amérique, ponctuées de propositions des deux parties, d'allers-retours entre l'Amérique et son protégé, l'entité juive, et de réponses iraniennes. Aucun accord n'a encore été conclu sur aucune proposition. Quelle est donc la position actuelle de l'Iran ? Est-il devenu un État indépendant, demeure-t-il un État satellite, ou oscille-t-il entre les deux ? Qu'Allah vous récompense.

Réponse:

Pour répondre aux questions ci-dessus, nous passons en revue les points suivants:

1- Lorsque l'Amérique, avec l'entité juive, a lancé une agression contre l'Iran le 28/2/2026 et tué une quarantaine de ses dirigeants politiques et militaires, dont son Guide suprême Ali Khamenei — le plus haut responsable du pays —, cet acte indique que l'Amérique n'est pas satisfaite de la direction iranienne et de ses politiques, et souhaite se débarrasser de cette direction et modifier ces politiques, ayant constaté que celle-ci avait des tendances indépendantistes. Elle voulait donc imposer des dirigeants qui lui seraient soumis. Dans une réponse à une question datée du 4/4/2026, intitulée « La guerre contre l'Iran », nous avions déclaré : (Il apparaît que les calculs de l'Amérique et de l'entité juive étaient erronés. Lorsqu'elles ont lancé leur agression contre l'Iran, elles avaient fixé un calendrier court pour la guerre, estimé à quatre jours, avec une attaque massive et rapide ciblant sa haute direction, ses installations nucléaires et ses usines et sites de lancement de missiles. Elles supposaient qu'une fois la tête du régime et ses principaux dirigeants frappés, le deuxième échelon capitulerait et se soumettrait à leurs conditions, comme cela s'était produit au Venezuela lorsque les forces américaines avaient enlevé son président et que sa vice-présidente et son entourage s'étaient rendus à l'Amérique. Cela ne s'est cependant pas produit en Iran après l'assassinat de son Guide suprême, Ali Khamenei, et de certains dirigeants du régime. Les Gardiens de la Révolution ont tenu ferme et décidé d'affronter cette agression et d'attaquer les ennemis... Cela indique que l'Amérique visait à faire passer la politique du régime d'un État satellite à un État dépendant, lui permettant ainsi de dicter ses conditions dans les négociations avec l'Iran. Elle a cependant échoué à atteindre cet objectif et a décidé de poursuivre la guerre). La situation actuelle en Iran est celle d'une rupture totale avec l'Amérique, à l'exception de quelques contacts téléphoniques entre des responsables des ministères des affaires étrangères des deux pays et de communications indirectes par l'intermédiaire d'un tiers, comme le Pakistan.

2- La réponse iranienne a été significative : elle a refusé de reculer ou de faire des concessions sur la question nucléaire ou sur le détroit d'Ormuz. « Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que sa réponse appelait à la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, à la levée du blocus naval américain sur les ports iraniens, et à la libération des avoirs iraniens gelés à l'étranger en vertu des sanctions imposées il y a des années. » (Al-Arabiya, 12/5/2026). Tout cela indique que les méthodes utilisées par l'administration américaine pour traiter avec l'Iran et le transformer en État subordonné ont échoué, ce qui a conduit des responsables américains à suggérer une approche plus patiente vis-à-vis de la question iranienne.

3- Lorsque Trump a échoué à atteindre son objectif déclaré concernant l'Iran par une guerre de 40 jours et l'élimination de plusieurs dirigeants de premier plan, il a annoncé un plan en 15 points. Il ressort clairement de ces points qu'il s'agit d'un plan de capitulation ! Il vise à dépouiller l'Iran de ses capacités intrinsèques, tant balistiques que nucléaires. Cela a provoqué une forte réaction des Gardiens de la Révolution, qui ont refusé de se soumettre aux conditions de Trump. Lorsque l'Iran a refusé de capituler et a maintenu sa position et sa disponibilité au combat, l'Amérique a annoncé la reprise des négociations en vue de la conclusion d'un accord. Elle a alors dépêché son responsable de second rang, le vice-président Vance, au Pakistan pour négocier avec les Iraniens le 11/4/2026. Vance a déclaré : « Il [Trump] ne veut pas conclure un petit accord. Il veut le grand accord... Les États-Unis n'avaient jamais eu de réunions à ce niveau avec le gouvernement iranien depuis 49 ans... Au Pakistan, nous avons accompli d'énormes progrès... La personne qui dirige effectivement l'Iran en face du vice-président des États-Unis — cela ne s'était jamais produit. » (Fox News, 14/4/2026). Il semble que le président américain était avide de plus lorsqu'il a vu l'Iran accepter certaines de ses conditions, son vice-président ayant déclaré : « C'est le genre de grand accord à la Trump que le président a mis sur la table. »

4- Trump a ensuite annoncé une prolongation indéfinie du cessez-le-feu avec l'Iran, quelques heures seulement avant l'expiration de la trêve qu'il avait déclarée environ deux semaines auparavant. [Cette prolongation, selon Trump, visait à permettre aux deux pays de poursuivre les pourparlers de paix (Al Jazeera, 22/4/2026)]. Cependant, l'Iran a refusé de négocier sous pression, exigeant la levée du blocus américain sur ses ports. Le 20/4/2026, Trump a écrit sur sa plateforme Truth Social : « L'Opération Midnight Hammer (sa guerre de 2025 avec les Juifs) a été une destruction totale et complète des sites de poussière nucléaire (c'est-à-dire d'uranium enrichi) en Iran. Par conséquent, l'extraire sera un processus long et difficile. » C'était une tentative d'atténuer son exigence que l'Iran lui remette l'uranium enrichi ou le confie à un tiers. Il semble désormais plus enclin à atteindre les objectifs de son pays par la voie des négociations, estimant qu'y parvenir par la guerre n'est pas aisé, d'où la flexibilité de ses positions. Cela explique l'assouplissement de son attitude. Le cessez-le-feu n'est pas limité dans le temps, et l'extraction des quelque 441 kilogrammes d'uranium enrichi à 60 % s'avère difficile.

5- Le 13/4/2026, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a révélé sur la plateforme X les détails des négociations avec les États-Unis au Pakistan, au sein desquelles il participait à la délégation de son pays. Il a déclaré : « Mais alors que nous étions à quelques pas du "mémorandum d'accord d'Islamabad", nous avons été confrontés à un maximalisme, à des exigences sans cesse changeantes et à un blocus. » Cela concorde avec la déclaration du vice-président de Trump selon laquelle on était proche d'un certain accord, mais Trump voulait davantage ! Il veut que l'Iran capitule et devienne un État soumis comme les autres pays de la région. Il a ajouté : « Il y a de terribles dissensions et une grande confusion au sein de leur "direction"... S'ils veulent parler, tout ce qu'ils ont à faire c'est appeler !!! » (Fox News, 25/4/2026).

6- L'Iran comprend le besoin de l'Amérique de désamorcer les tensions sans une guerre totale, compte tenu de la situation intérieure (politique) de Trump et de la perte potentielle de son parti lors des élections législatives de mi-mandat de novembre. Une défaite à ces élections nuirait à sa présidence, car il a besoin de l'approbation du Congrès sur de nombreuses questions, y compris la conduite de la guerre, et affecterait également ses chances lors de l'élection présidentielle deux ans plus tard. De plus, Trump est attentif au fait que l'Amérique accueille la Coupe du monde, qui débute le 11/6/2026. En conséquence, l'Iran a renforcé sa position et déclaré sa disposition à mener à nouveau la guerre contre l'Amérique et son protégé, l'entité juive. Cela démontre que la faction au sein du régime iranien (les Gardiens de la Révolution) agit désormais à sa propre guise et selon ses propres décisions, cherchant l'indépendance vis-à-vis de l'Amérique, contrairement à la faction politique, qui souhaite s'engager avec l'Amérique et travailler avec elle en tant qu'État satellite, au moins, plutôt qu'en tant qu'État subordonné.

7- Trump a eu recours à une autre tactique pour faire pression sur l'Iran. Il a annoncé le 4/5/2026 une opération appelée « Projet Liberté » sous prétexte d'aider les navires de pays qu'il a décrits comme neutres et sans rapport avec la crise du Moyen-Orient à traverser le détroit d'Ormuz. Lorsque cela a échoué, il a suspendu l'opération. Au matin du 6/5/2026, il a annoncé sur sa plateforme Truth Social la suspension de l'opération, déclarant : « Sur demande du Pakistan et d'autres pays, compte tenu du succès militaire considérable que nous avons remporté lors de la campagne contre le pays d'Iran et, de surcroît, du fait que des progrès importants ont été accomplis en vue d'un accord complet et définitif avec des représentants de l'Iran, nous avons mutuellement convenu que, si le blocus restera pleinement en vigueur, le Projet Liberté sera suspendu pour une courte période afin de voir si l'accord peut être finalisé et signé. »

8- Le 6/5/2026, le site d'information américain Axios, cité par Al-Najah News, rapportait qu'une source pakistanaise avait déclaré, « La Maison Blanche pense être proche d'un accord avec l'Iran sur un mémorandum d'accord d'une page pour mettre fin à la guerre... l'accord impliquerait que l'Iran s'engage à un moratoire sur l'enrichissement nucléaire, que les États-Unis acceptent de lever leurs sanctions et de libérer des milliards de fonds iraniens gelés, et que les deux parties lèvent les restrictions de transit par le détroit d'Ormuz. » Cela confirme que Trump est pressé de parvenir à un accord avec l'Iran, car la reprise des hostilités nécessite l'approbation du Congrès, qui n'est pas garantie, et parce que la reprise des hostilités est également imprévisible, ayant déjà essayé et échoué. De même, son projet de secourir les navires bloqués dans le Golfe, dans le cadre de l'Opération Liberté, prendra beaucoup de temps pour réussir et est semé d'embûches, l'Iran menaçant des représailles qui mettraient en danger les navires qu'il espère secourir. Il est à noter que Trump, le magnat de l'immobilier, veut réaliser des accords politiques rapides et rentables, traitant la politique comme une transaction commerciale !

9- [Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche son rejet de la réponse soumise par l'Iran par l'intermédiaire du médiateur pakistanais à sa proposition de mettre fin à la guerre dans la région. Trump a écrit dans une publication sur sa plateforme Truth Social : « Je viens de lire la réponse des soi-disant "Représentants" de l'Iran. Je n'aime pas ça — TOTALEMENT INACCEPTABLE ! » Dans le premier commentaire sur le rejet par Trump de la réponse iranienne, la télévision iranienne a déclaré : « La réponse de Téhéran à la proposition américaine de mettre fin à la guerre, que Trump a qualifiée d'inacceptable, comprenait une affirmation des droits fondamentaux du peuple iranien. » La télévision iranienne a ajouté que Téhéran avait rejeté la proposition américaine car l'accepter équivaudrait à une capitulation. Elle a noté que la réponse iranienne soulignait également la nécessité que les États-Unis paient des réparations pour la guerre et affirmait la souveraineté de l'Iran sur le détroit d'Ormuz] (Al-Araby Al-Jadeed, 11/5/2026).

10- Cette réponse a mis en colère le président américain Trump, qui a déclaré le 12/5/2026: « Le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire intensive, le médecin entre et dit : "Monsieur, votre proche a environ 1% de chances de survivre"... Ils pensent que je vais me lasser de ça, ou que je vais m'ennuyer, ou que je vais subir des pressions. » Il a ajouté : « Ce tas d'ordures (la réponse iranienne) qu'ils nous ont envoyé, je n'ai même pas fini de le lire... » (Al-Sharq Al-Awsat, 12/5/2026). Il a cependant ajouté par la suite : « On verra ce qui se passe, ils veulent conclure un accord, ils veulent négocier... nous n'allons pas laisser l'Iran avoir une arme nucléaire... » (Al Jazeera, 12/5/2026).

11- Ils sont ensuite revenus à la discussion d'amendements ou d'améliorations de l'accord. Le site d'information Axios, cité par Al-Najah News le 24/5/2026, rapportait qu'un responsable américain avait déclaré [que les États-Unis et l'Iran étaient proches de la signature d'un accord visant à prolonger le cessez-le-feu de 60 jours, pendant lesquels le détroit d'Ormuz serait rouvert. L'accord stipulait également que l'Iran pourrait vendre librement son pétrole et tenir des négociations sur la limitation de son programme nucléaire. Le détroit d'Ormuz serait ouvert pendant la période de 60 jours sans péages, et l'Iran accepterait de retirer les mines qu'il avait posées dans le détroit pour permettre le libre passage des navires. Le rapport ajoutait qu'en contrepartie, et dans le cadre d'un accord proposé, les États-Unis lèveraient leur blocus sur les ports iraniens et accorderaient certaines dérogations aux sanctions pour permettre à l'Iran de vendre librement son pétrole. Le rapport indiquait que le projet d'accord comprenait également des engagements de l'Iran de ne jamais poursuivre d'armes nucléaires et de négocier la suspension de son programme d'enrichissement d'uranium et le retrait de son stock d'uranium hautement enrichi. Le rapport d'Axios indiquait également que les États-Unis accepteraient de négocier la levée des sanctions et le dégel des avoirs iraniens pendant les 60 jours. La Maison Blanche n'avait pas encore répondu au rapport...].

12- Al Arabiya a rapporté le 29/5/2026, citant Reuters, [que les États-Unis et l'Iran étaient parvenus à un accord pour prolonger le cessez-le-feu, permettre la levée des restrictions à la navigation dans le détroit d'Ormuz, mettre fin au blocus américain des ports iraniens et lever certaines sanctions imposées à l'Iran. Cependant, l'accord n'avait pas encore été finalisé. La conclusion d'un accord constituerait une étape majeure vers la fin d'une guerre qui a plongé le monde dans une crise énergétique, mais le désaccord fondamental sur le programme nucléaire iranien ne sera abordé que lors des pourparlers des prochaines semaines. Le vice-président de Trump, Vance, a déclaré jeudi : « Nous n'y sommes pas encore, mais nous sommes très proches et nous allons continuer à y travailler. » L'Iran n'a pas encore commenté officiellement. Cependant, l'agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim a cité une source proche de l'équipe de négociation comme déclarant que le texte de l'accord n'avait pas encore été finalisé ni confirmé. Il a fallu des années de négociations entre de grandes équipes d'experts et de spécialistes pour parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien en 2015. Trump s'est retiré de cet accord lors de son premier mandat présidentiel en 2018] (Al Arabiya, 29/5/2026).

13- [La Maison Blanche a déclaré que le président Trump ne finaliserait pas d'accord avec Téhéran à moins que toutes les conditions ne soient remplies. Axios a cité un responsable de l'administration américaine comme disant que l'annonce de l'accord avec l'Iran pourrait prendre plusieurs jours ou plus d'une semaine jusqu'à ce que le président Trump obtienne ce qu'il veut. Selon le site, les réserves de Trump portent sur plusieurs points qu'il souhaite modifier dans l'accord, tels que : l'ouverture du détroit d'Ormuz, l'obtention par les États-Unis de l'uranium enrichi, et des modifications au projet de programme nucléaire iranien. Le New York Times a rapporté que les nouveaux amendements de Trump, négociés avec la participation de médiateurs pakistanais, avaient été renvoyés à Téhéran pour examen par la direction iranienne. Ils indiquaient qu'un nouveau délai dans l'annonce officielle de l'accord était attendu en raison de la difficulté de communication directe avec le nouveau Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei. Pendant ce temps, le Commandement central américain (CENTCOM) continue de resserrer son blocus naval sur les ports iraniens (Al Jazeera, 31/5/2026)].

14- Pendant ce temps, alors que l'accord entre Trump et l'Iran reste en suspens, l'entité juive poursuit son agression contre le sud du Liban:

A- [L'armée « israélienne » a déclaré avoir pris le château de Beaufort à l'issue de violents affrontements soutenus par de lourdes pièces d'artillerie et une couverture aérienne, coïncidant avec une large escalade qui incluait les régions de Nabatieh, Wadi al-Salouqi et Wadi al-Hujeir. Cette escalade s'est produite dans le contexte des affrontements avec le Hezbollah au Liban dans le cadre du conflit américano-« israélien »-iranien de fin février 2026 (Al Jazeera, 1/6/2026)].

B- [L'armée « israélienne » a émis un avertissement d'évacuation à l'intention des habitants de la banlieue sud de Beyrouth quelques heures après que le Premier ministre Netanyahu a annoncé des directives pour une escalade militaire. Dans un communiqué publié lundi après-midi, l'armée israélienne a déclaré que si le Hezbollah continuait à tirer des roquettes sur les villes et localités israéliennes, elle riposterait en frappant des cibles dans la banlieue sud de Beyrouth (Al Jazeera, 1/6/2026)].

C- Bien qu'Al-Arabiya Net ait publié le 2/6/2026 que le président américain Trump [avait indiqué lors d'un appel téléphonique qu'un problème mineur s'était produit, mais avait souligné qu'il l'avait réglé très rapidement, expliquant qu'il était lié au mécontentement iranien face aux attaques israéliennes contre le Liban, ajoutant : « Alors, j'ai parlé au Hezbollah et j'ai dit : pas de tirs, et j'ai parlé à "Bibi" (Netanyahu) et j'ai dit : pas de tirs, et ils ont tous les deux arrêté de se tirer dessus »] (Al-Arabiya.net, 2/6/2026), l'entité juive n'a pas interprété cela comme s'appliquant à l'ensemble du Liban, mais uniquement à la banlieue sud de Beyrouth, et a poursuivi son agression contre le sud, naturellement avec le feu vert de Trump auquel elle ne peut désobéir, et a continué ses attaques contre le sud du Liban:

[Bien qu'Al-Arabiya Net ait publié le 2/6/2026 que le président américain Trump [avait indiqué lors d'un appel téléphonique qu'un problème mineur s'était produit, mais avait souligné qu'il l'avait réglé très rapidement, expliquant qu'il était lié au mécontentement iranien face aux attaques israéliennes contre le Liban, ajoutant : « Alors, j'ai parlé au Hezbollah et j'ai dit : pas de tirs, et j'ai parlé à "Bibi" (Netanyahu) et j'ai dit : pas de tirs, et ils ont tous les deux arrêté de se tirer dessus »] (Al-Arabiya.net, 2/6/2026), l'entité juive n'a pas interprété cela comme s'appliquant à l'ensemble du Liban, mais uniquement à la banlieue sud de Beyrouth, et a poursuivi son agression contre le sud, naturellement avec le feu vert de Trump auquel elle ne peut désobéir, et a continué ses attaques contre le sud du Liban

15- Les points suivants ressortent de cette série d'événements et de leurs conséquences:

A- Une rupture persiste toujours entre l'Iran et l'Amérique, et il n'existe actuellement aucune coordination entre eux pour travailler ensemble dans la région en tant qu'État satellite, comme c'était le cas auparavant. Cela est d'autant plus vrai que les Gardiens de la Révolution contrôlent désormais le gouvernement en Iran et poussent vers l'indépendance, c'est-à-dire le refus de revenir dans l'orbite américaine. Il est probable qu'ils continueront à contrôler le gouvernement, car ils ont joué un rôle déterminant dans la sélection du nouveau Guide suprême, Mojtaba. De plus, dans les questions cruciales de gouvernance, telles que la guerre et la répression des soulèvements internes, le nouveau Guide suprême s'appuie sur eux pour maintenir son pouvoir. Bien que l'establishment politique existe toujours en Iran, notamment le président, le ministre des Affaires étrangères et le président du Parlement, et bien que leur objectif ultime soit le retour de l'Iran dans l'orbite américaine, leur influence réelle ne peut résister aux Gardiens de la Révolution.

B- À l'inverse, l'Amérique a jusqu'à présent échoué à rendre le régime iranien soumis à elle, comme les autres régimes agents dans les pays musulmans. Malgré cela, Trump reste ferme dans sa volonté que le régime iranien lui soit soumis, et non qu'il gravite simplement dans sa sphère d'influence comme il le faisait autrefois, en dépit de son échec dans cette entreprise. Il veut tout de l'Iran, c'est-à-dire 100 % de ses exigences, et non 90 % ou 95 %, comme il le dit : « Je ne veux pas 90 %, je ne veux pas 95 %. Je leur ai dit que je voulais tout... » (TV Liban, 12/4/2026). Et aujourd'hui même, mercredi 3/6/2026, il déclare : « (La situation de l'Iran) évolue rapidement et elle évolue bien », indiquant que l'Iran aurait accepté de ne pas posséder d'armes nucléaires... (Al Arabiya, 3/6/2026). Si les déclarations de Trump ne sont pas entièrement exactes, ce sont ses positions déclarées : Trump veut que l'Iran soit un État soumis qui ne s'oppose pas à lui, malgré son échec à y parvenir ! Pour masquer cet échec, il joue sur les mots, répète des projets d'accords, puis revient en arrière et s'y oppose... et ainsi de suite !

C- Mais ce qui brisera l'échine de Trump et des autres (Trump) parmi les colonisateurs mécréants comme lui, rien que pour avoir contemplé une agression contre les terres des musulmans, et qui renverra chaque mécréant dans sa propre demeure, s'il en a encore une, c'est le retour du Califat bien guidé (Khilâfah Râshidah). Et il reviendra, si Allah le veut — une promesse d'Allah (SWT): ﴿وَعَدَ اللَّهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَعَمِلُوا الصَّالِحَاتِ لَيَسْتَخْلِفَنَّهُمْ فِي الْأَرْضِ  “Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et accomplissent de bonnes œuvres qu'Il les établira certes comme successeurs sur terre” [An-Nûr: 55], et une bonne nouvelle du Messager d'Allah (SAWS) après ce règne oppressif sous lequel nous vivons : Ahmad a rapporté d'après Hudhayfah qu'il a dit: «... ثُمَّ تَكُونُ مُلْكاً جَبْرِيَّةً فَتَكُونُ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ تَكُونَ، ثُمَّ يَرْفَعُهَا إِذَا شَاءَ أَنْ يَرْفَعَهَا، ثُمَّ تَكُونُ خِلَافَةً عَلَى مِنْهَاجِ النُّبُوَّةِ. ثُمَّ سَكَت»“... ... Puis il y aura un pouvoir despotique (ملكًا جبرية) aussi longtemps qu'Allah le voudra, puis Il le supprimera quand Il le voudra, et il y aura ensuite un Califat selon la méthode prophétique. Puis il (SAWS) se tut.” Ainsi, il y aura un calife derrière lequel on combat et par lequel on est protégé, et alors l'islam et les musulmans seront honorés, et l'impiété et les mécréants (koufr et kouffâr) seront humiliés.

﴿وَيَوْمَئِذٍ يَفْرَحُ الْمُؤْمِنُونَ * بِنَصْرِ اللَّهِ يَنْصُرُ مَنْ يَشَاءُ وَهُوَ الْعَزِيزُ الرَّحِيمُ

“Et ce jour-là, les croyants se réjouiront * de la victoire accordée par Allah. Il donne la victoire à qui Il veut. Car Il est le Tout-Puissant, le Très Miséricordieux. ”[Ar-Rûm: 4-5]

17 Dhul Hijjah 1447 AH

3 Juin 2026 EC

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